Entreprenantes !

Si le front de l’égalité hommes/femmes chez les salarié.e.s est pour le moins morose (#euphémisme), il en est un autre sur lequel le soleil semble se lever. Doucement, mais sûrement. C’est celui de l’entreprenariat.

La dernière étude du GEM (Global Entrepreneurship Monitor) menée sur 74 pays est formelle : l’entreprenariat au féminin progresse. Depuis 2015, date du dernier rapport, l’entreprenariat féminin a progressé de 10 % ce qui en chiffres se traduit par 274 millions d’entrepreneuses en plus, 163 millions de créatrices et 111 millions de repreneuses – quant à l’écart du taux d’activité entrepreneuriale entre les hommes et les femmes il a diminué de 5 %.

Où sont les entrepreneuses ?

Le taux d’activité entreprenariale, c’est-à-dire le pourcentage des individus adultes qui lancent ou reprennent une entreprise varie beaucoup selon les pays, en particulier pour les femmes.

C’est en Asie, en Amérique latine et en Afrique subsaharienne (37 % au Sénégal) que la parité est la plus appréciable : en Indonésie, aux Philippines (20 %), au Vietnam (15,5 %), au Mexique (10 %) et au Brésil (20 %), le TEA féminin est égal voir supérieur à celui des hommes.

Qu’en est-il de nos contrées ? C’est beaucoup moins bien.

En France, le TEA féminin atteint 3,4 %, ça reste mieux que l’Allemagne (3 %) mais pas de quoi pavoiser non plus.

Barrières et autres plafonds

En observant les chiffres, on se rend compte que le TEA diminue avec le niveau de développement, mais aussi avec le niveau d’études. En d’autres termes, qu’une femme diplômée d’un pays considéré comme développé est moins encline à se lancer. De fait, seules 35 % de ces femmes s’estiment capables de diriger une entreprise (contre 67% dans les autres pays). Le poids d’une longue tradition entrepreneuriale patriarcale (#depèreenfils) n’y est sans doute pas étranger.

Haut les cœurs !

Les mœurs sont en train de changer et les européennes sont 10 % de plus qu’en 2015 à penser qu’il existe de réelles opportunités d’entreprendre. Dans tous les pays, les tranche d’âge la plus entreprenante est celle des 25-35 ans — place aux jeunes, donc !

Laisser un commentaire