Au fait, c’est quoi une start-up ?

Mon grand-père pense que Microsoft et Apple sont des start-up… Plutôt que de prendre comme exemple des entreprises créées dans les années 1970 et cotées en Bourse, penchons-nous sur ce qui caractérise les start-up d’aujourd’hui.

D’abord il faut bien comprendre que juridiquement, une start-up n’est ni plus ni moins qu’une entreprise (individuelle, eurl, sas, coopérative…) enregistrée auprès des autorités compétentes. Mon coiffeur est une start-up ? Bon, sauf que non.

Jeune et séduisante

Mais alors à quoi on reconnaît une start-up, au juste ? C’est simple : une start-up (en français « une débutante qui vise haut ») c’est une jeune entreprise à qui on ne demande pas d’être rentable – pour l’instant –, mais qu’on espère à fort potentiel de croissance grâce à ses idées innovantes. Les domaines les plus prisés sont bien sûr les technologies numériques mais aussi les énergies, ou encore l’environnement. Franchement, tous les domaines peuvent être concernés. Ah, oui ? quand même pas l’entretien de sépulture ? Si, grand-père !

Ensuite, une start-up, c’est la recherche de capitaux. Il faut bien se payer, non ?

Pépinières et incubateurs

On ne parlera pas de start-up sans évoquer les incontournables pépinières d’entreprises. Cette appellation, qui emploie un vocabulaire agricole (une start-up est aussi appelée une « jeune pousse »), désigne un endroit où plusieurs jeunes entreprises d’un même secteur se rassemblent pour mutualiser les locaux et les outils, et partager les savoirs (des bureaux en commun, quoi).

À ne pas confondre avec les incubateurs d’entreprises. Le terme (emprunté au secteur médical, cette fois) est assez parlant : c’est une structure qui va accompagner les très jeunes entreprises, les conseiller, les coacher, parfois les aider financièrement (faut bien se payer, je vous dis).

Encouragements

Un pays qui crée des start-up se porte bien économiquement. Voilà pourquoi en France, les start-up peuvent bénéficier de subventions et de crédits d’impôts, par exemple grâce au statut de Jeune entreprise innovante.

Quelques chiffres ?

Plus de 10 000 start-up ont été créées en France ces 5 dernières années. Elles sont en général dirigées par des Bac +5 dont la moitié n’en sont pas à leur coup d’essai. Moins glorieux : moins de 10 % sont dirigées par des femmes et 90 % échouent à « trouver un modèle de rentabilité » (en bref elles finissent par faire faillite). On peut pas tous s’appeler Microsoft, dirait mon grand-père.

sources Baromètre EY / France Digitale 2015

Laisser un commentaire