Vous avez pensé aux risques environnementaux ?

Un chef d’entreprise sur troisi se déclare préoccupé par les risques environnementaux. C’est bien ! Cela signifie toutefois que deux sur trois ne s’en soucient guère… Un désintérêt plutôt marqué qui pose question, en particulier lorsque l’on en connaît les conséquences, notamment financières.

Pas mon problème… vraiment ?

Quand on pense risques environnementaux, on pense grosses boîtes, pétrole et produits chimiques à gogo. Mais les accidents n’arrivent pas qu’aux multinationales qui, au passage, n’ont généralement pas trop de problèmes pour retomber sur leurs pattes. Pas besoin de manier des tonnes de barils dangereux pour constituer un risque réel pour l’environnement. Une fuite, un dérapage, un incendie… c’est vite arrivé et les conséquences peuvent être désastreuses.

Tu touches, tu casses, tu paies

Il existe deux types de dommages environnementaux. Le premier, vous le connaissez, c’est le dommage à un tiers pour lequel vous êtes couvert par votre responsabilité civile professionnelle. Votre camion se renverse dans un champ ? C’est au pollueur d’indemniser la perte de récolte. Lors d’un incendie, les écoulements d’eau polluée rendent inexploitable le site agroalimentaire voisin ? Au pollueur de régler la perte d’exploitation et la dépollution du site. Heureusement, vous êtes assuré.

Le second est moins connu, il s’agit des dommages causés à l’environnement, au biotope, régis par la Charte de l’environnement qui impose la dépollution et la surveillance des éléments naturels. Les coût sont extrêmement élevés (on parle de centaines de milliers d’euros selon l’importance de la pollution). Dans nos exemples, vous devrez, en sus des pertes évoquées, financer la dépollution des mètres cubes de terre souillée. Imaginez si vous deviez nettoyer une rivière ou une nappe phréatique… Pour ce type de dommages, les RC pro traditionnelles ne vous couvrent pas, pensez-y au moment de renouveler votre contrat.

Prévenir les risques liés à l’environnement, c’est bien sûr s’assurer que l’on est bien couvert, mais avant tout prévenir les accidents : respecter les normes en vigueur, contrôler son matériel, former ses employés et régulièrement remettre en question ses pratiques.

i Baromètre AXA sur les préoccupations des chefs d’entreprise, septembre 2014

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