Génération Y : des jeunes bien entreprenants

Ils ont entre 26 et 36 ans. On les appelle génération Y, enfants du millénaire ou encore digital natives (bien que pour les plus âgés, ce soit plutôt inexact). Ils sont perçus par leurs collègues en entreprise comme irrespectueux et impatients(i), c’est sans doute pour cela qu’ils se tournent vers l’entrepreneuriat… pour y exceller.

Plus vite, plus fort, « plus mieux »

Le goût d’entreprendre arrive tôt et ne se dément pas. Si pour les générations précédentes, l’entreprise était le gros œuvre d’une vie, pour le Y, entreprendre est un véritable hobby. On compte 7,7(ii) entreprises créées en moyenne par entrepreneur Y (contre 3,5(ii) pour un X). Est-ce à dire qu’il zappe et ne s’y consacre pas sérieusement ? Apparemment non, puisque son chiffre d’affaires est quant à lui supérieur de 43 % à celui de ses aînés tout en réussissant à créer quatre fois plus d’emplois(ii). Leurs objectifs de marge brute dépassent 32 %(ii) (contre 27,5 %(ii) chez les entrepreneurs plus âgés).

Petits génies de l’ordi ?

Avec cette génération ultra-connectée, on pourrait s’attendre à ce que les entrepreneurs Y fassent fortune dans les nouvelles technologies. C’est en partie vrai, mais ce secteur n’apparaît qu’en troisième position (à 7 %(ii) derrière le commerce (13 %(ii) et les services professionnels tels que la comptabilité et le droit (9 %(ii)).
Bonne nouvelle, les entrepreneurs Y sont presque pour la moitié des entrepreneuses (47 %(ii) qui semblent réussir mieux que leurs collègues masculins, particulièrement en Pologne, en Espagne et en Chine(ii).
Le nouvel entrepreneur est jeune. Ce n’est pas une tendance anecdotique, mais un vrai mouvement de fond. À tel point que de grandes banques comme HSBC ou la BNP ont décidé de faire de ces « millenipreneurs » un champ d’étude à part entière.
Bien sûr, on ne sera pas étonné que pour se lancer si jeunes, ces entrepreneurs aient pour la plupart déjà un exemple familial d’entrepreneuriat (pour 64 %(ii)) – bien qu’au vu de leur nombre total, ils sont tout de même beaucoup à se lancer seuls.
Le travail a changé et la vision qu’on en a aussi. Créer ou reprendre une entreprise est une aventure qui attire avec succès de plus en plus de jeunes passionnés désireux de créer leurs propres conditions de travail.

(i) Les stéréotypes sur les générations, IMS-Entreprendre pour la Cité et Valeurs & Développement.
(ii) 2016 BNP Paribas Global Entrepreneur Report.

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