Le travail, c’est la santé ?

Il y a quelques semaines, on s’intéressait à l’emploi du temps du patron de TPE qui, souvenez-vous, travaille beaucoup (trop ?). Un emploi du temps tendu qu’on retrouve chez tous les dirigeants d’entreprise et qui n’est pas sans conséquence sur leur santé. La MMA a commandé une étude pour faire le point sur la question.

Ça va…

De manière générale, le dirigeant d’entreprise va plutôt bien. Du moins c’est ce qu’il dit. Pour 78 % d’entre eux, l’état de santé est très bon ou bon (le chiffre baisse à 61% chez les agriculteurs).

Bonne santé, c’est vite dit. Près de 50 % d’entre eux ont connu durant l’année précédente des épisodes de baisses de moral, d’anxiété ou des sauts d’humeur. 45 % souffrent : du dos (58%) et des articulations (46%). La faute notamment au stress que connaît 55 % des dirigeants et dont on connaît les conséquences sur l’état de santé général. De fait, 57 % des dirigeants interrogés a consulté un professionnel de santé l’année écoulée.

Quand ça va pas…

Quand on est patron, on hésite à deux fois avant de s’arrêter de travailler. Dans un cas sur deux, ces arrêts ont des conséquences réelles sur l’activité. Ils ne sont donc que 8 % à avoir été arrêtés l’année écoulée. 3 sur 10 ont renoncé à un congé maladie. Quand la santé est mauvaise, c’est toute l’entreprise qui en pâtit, ils sont d’ailleurs 15 % à déclarer que leur (mauvais) état de santé en 2014 a eu un impact négatif sur leur société.

Prévenir et guérir

Pourtant, les dirigeants sont confiants en l’avenir, il faut dire qu’ils ont globalement une bonne hygiène de vie.

Si leur temps de sommeil reste faible (7 heures en moyenne) et celui de travail plutôt élevé (47 heures par semaine en moyenne), les patrons français prennent malgré tout soin d’eux. 75 % ne fument pas, 2/3 ne consomment pas d’alcool de manière hebdomadaire, 81 % font attention à ce qu’ils mangent et ils sont même 63 % à faire du sport une fois par semaine.

Le dirigeant français semble avoir trouvé un équilibre qui le maintient dans une relative bonne santé. Là où le bât blesse encore, c’est au niveau privé. Près de 50 % des interrogés déclare avoir du mal à concilier vie professionnelle et vie privée.

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