Dans les prés du vert marketing

Votre entreprise est soucieuse de l’environnement. Vous faites attention à l’énergie que vous consommez, vous utilisez des produits non polluants et adoptez une démarche durable. C’est bon pour l’environnement, mais aussi pour votre business, car le marketing écologique — ou vert — fait vendre.

Le marketing écologique

Attention, pas d’erreur, ce n’est pas parce que votre campagne de pub sera imprimée sur du papier recyclable qu’on pourra parler de marketing écologique.
Non, il s’agit simplement de faire de vos préoccupations environnementales et de leurs applications dans la vie quotidienne de votre boîte un argument de vente. Les consommateurs sont de plus en plus soucieux de ces enjeux. 66% des consommateurs interrogés dans le monde se déclarent même prêts à payer plus pour des produits dits responsables.

Le marketing vert peut se baser sur :
• les caractéristiques écologiques d’un produit : les matières premières ne sont pas polluantes, recyclables, recyclées ou biodégradables, le process de fabrication est durable…
• sur des promotions vertes : 1 arbre planté pour un achat ;
• sur les promesses environnementales de l’entreprise : une fondation par exemple.

Garanti 200% vert !

Le marketing écologique est réglementé. Bien sûr, vous n’avez pas le droit d’écrire que vos produits sont recyclables s’ils ne le sont pas (pas plus que de vendre des véhicules « moins polluants » qui refoulent comme le bassin minier à la belle époque).
Il existe tout un tas de normes (association française de normalisation), de lois (Grenelle I et Grenelle II) et de labels auxquels vous devez vous conformer pour avoir le droit de faire de votre « vertitude » un argument de vente.

Gare au greenwashing !

Avoir une boîte écolo, ça faite vendre, la plupart du temps plus cher. Aussi n’est-il pas étonnant que certaines entreprises ne retiennent que la partie marketing au détriment des vraies actions écologiques. Ça s’appelle du greenwashing. Faire croire ou laisser entendre (en apposant des arbres qui sourient dans une prairie sur un produit polluant, par exemple) qu’on a des préoccupations environnementales alors qu’on ne cherche que le profit n’est pas une bonne idée — pensez au déficit en termes d’image et de confiance quand la supercherie est mise au jour. Mieux vaut investir dans une vraie démarche écologique, certes plus couteuse, mais moralement bien plus satisfaisante et rentable à plus long terme.

Source : http://goo.gl/24S4zX

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