Qui a peur de se faire uberiser ?

Un vent de terreur règne sur les entreprises traditionnelles. Et si leur secteur se faisait uberiser ? Le mot sonne comme une menace… à moins peut-être d’en comprendre les enjeux ?

Uber et l’argent d’Uber

Uber c’est une boîte de taxis, pas tout à fait comme les autres.  D’abord parce que ce n’est PAS une entreprise de taxis, mais une application web qui offre un service de mise en relation entre des clients potentiels et des chauffeurs privés. Pour les taxis, c’est de la concurrence déloyale et pour les professionnels, c’est une manière de précariser la profession — les chauffeurs sont à leur compte et Uber ne leur en doit pas (des comptes). Pourtant ça marche…

Les leçons d’Uber

Le service connaît un succès fou. Est-ce à dire que les clients veulent la mort des gentils taxis et la paupérisation des chauffeurs ? Serait-ce un complot ? Assurément non. Ce qu’a compris Uber, c’est qu’il faut remettre le client au centre des préoccupations. Les clients d’Uber aiment avoir un taxi dans les 10 minutes qui suivent leur demande, ils sont aussi rassurés de savoir leur belle-mère, leur baby-sitter ou leur conquête rentrée à bon port grâce à l’application de leur smartphone. Ils apprécient surtout de ne pas avoir à faire une pause rituelle au distributeur sous la pluie avant de rentrer se coucher après une nuit de folie.

Ce n’est plus au consommateur de faire entrer coûte que coûte ses besoins dans le cadre préétabli d’un service millénaire (ou presque), mais à l’entreprise de partir des besoins du consommateur pour offrir le meilleur service.

Cela passe évidemment par une meilleure communication, une exploitation optimale du web et des nouvelles technologies, et une veille constante des attentes et désirs du prospect.

Alors, si vous ne voulez pas vous faire uberiser, la recette est assez simple : soignez votre expérience client. Sondez vos prospects, écoutez-les et mettez-en place les actions qui s’imposent. Ne vous reposez pas sur votre réputation, innovez !

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