Nous y sommes.

Nicolas Gorski

Je me réjouis de la tendance forte qui inonde la presse, les discussions et les entreprises. C’est une certitude : il faut maintenant replacer l’homme au centre des organisations ! Combien de mouvements, que ce soit pour les jeunes dirigeants ou pour le progrès des managers par exemple, vantent, depuis des années, l’importance du capital humain dans l’entreprise. Aujourd’hui, passé les discours, nous assistons à de véritables mises en œuvre.

C’est une certitude : il faut maintenant replacer l’homme au centre des organisations !

Seuls ceux qui arriveront à faire de leurs équipes des gens « qui ont envie », autonomes et capables de gérer des situations perdureront. En préalable, ils auront pris soin de changer le modèle pyramidal archaïque et « hyper staffé ». Cet amoncellement de couches, il faut bien le reconnaître, ralentit considérablement la réaction des systèmes face aux événements qui parfois nous dépassent. Les plus audacieux parleront de libérer leurs entreprises afin qu’elles deviennent agiles.

Plutôt que de mettre des compétences dans le management pur et dur, de nommer des chefs, des sous-chefs, des directions, des sous-directions, écoutons-nous ! Il faut écouter ce qui se passe, écouter celui qui produit, comment il produit, quelle est la valeur ajoutée dégagée par son action, et dans quelle mesure il peut contribuer, à sa façon, à la réussite de l’entreprise.

J’en suis convaincu. Il ne s’agit pas d’une révolution, mais plutôt d’une adaptation. Il est temps d’accepter, d’accompagner et d’intégrer chaque maillon de la chaîne. Chacun doit prendre conscience de son rôle, de sa mission, de son importance et surtout de sa « co-responsabilité » dans le projet de l’entreprise.

Ce n’est pas le patron qui fait mon salaire, c’est le client ! Alors changeons de regard et concentrons-nous sur nos clients. Réservons-leur la place qu’ils méritent, la meilleure. J’aime à citer en exemple un chef d’entreprise qui, au briefing hebdomadaire de ses équipes, termine toujours ses interventions par : « Aimez nos clients. » Par cela, il a déjà mis en place cette dynamique positive dans son entreprise, il engage chacun de ses collaborateurs à choisir sa posture. La posture positive. C’est tout le système qui s’en trouve récompensé et qui performe. L’entreprise, le dirigeant, les salariés et les clients co-construisent leurs réussites communes et respectives.

Bien sûr, ces évolutions ne se font pas du jour au lendemain. Il faudra investir un peu. Un peu de temps, un peu d’argent, mais surtout beaucoup d’envie. Comme il est logique de commencer à balayer un escalier par le haut, il est fondamental que le dirigeant, le manager, quelle que soit la taille de la structure ou du service, décide lui de passer à l’action.

Ce n’est pas le patron qui fait mon salaire, c’est le client ! Alors changeons de regard et concentrons-nous sur nos clients.

C’est lui qui doit décider là où il veut aller, et surtout comment il veut y aller. En exprimant clairement ses projets, ses objectifs et en accompagnant chaque intervenant, il fera émerger des équipes motivées, créatives et impliquées.

Il est temps de manager les talents individuels de l’entreprise et de les faire cohabiter. Aucun doute que ces structures continueront de progresser et d’attirer clients et collaborateurs.

 

vu_mag

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