Passer au numérique : un effort nécessaire

L’entreprise française est à la traîne. Alors que les citoyens utilisent massivement les outils numériques au quotidien, l’entreprise cultive un retard notable en la matière. Le cabinet McKinsey dans son étude 2014 sur “La mutation numérique des entreprises” révèle que seules 65 % des entreprises françaises ont un site Internet et 19 % utilisent un média social.

Pour qui ? Pourquoi ?

La transformation numérique des entreprises concerne tous les métiers et, s’il est peu probable qu’un plombier ait besoin d’un analyste big data ou d’un système d’information web agile, il lui faut maintenant pour répondre aux besoins des clients au moins exister sur le Web.

Passer au numérique, c’est pour les entreprises :

  • Mettre l’expérience client au cœur de ses préoccupations : en se donnant les moyens d’une communication efficace et ciblée, en facilitant les échanges, en étant capable d’analyser ses besoins et ses comportements. Dans la pratique : que souscrire une assurance soit aussi facile que de réserver une chambre sur Internet.
  • Adapter ses process et son management pour gagner en efficacité et en réactivité. Exit donc les pochettes de couleur et les triples validations scellées par des cachets de cire.

Déléguer et former

Le passage au numérique, parce qu’il nécessite des changements profonds dans la nature même de l’entreprise, ne doit pas être envisagé à la légère. Il ne s’agit pas seulement de transférer des contenus sur Internet, mais bien de repenser entièrement l’entreprise pour qu’elle ait sa place dans cet écosystème. Si le recrutement de spécialistes (par des SSII)  peut être une solution envisageable, la formation des personnels existants, qui connaissent les problématiques métiers mieux que personne, est cruciale dans cette révolution. Et les salariés sont prêts ! Selon une enquête menée par TNS-Sofres pour Abilways Digital auprès de 273 RH et opérationnels, même s’ils ne sont que 27 % à se dire tout à fait l’aise avec les pratiques liées au digital, ils sont tout de même 69 % à se déclarer impatients de sauter dans le grand bain.

 

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