Économie & emploi : chefs d’entreprise et salariés ont la même vision

Le moral n’est pas au beau fixe dans l’entreprise, c’est ce que révèle un sondage dirigé par Ipsos. Les patrons ne pensent pas embaucher, et les salariés ne s’attendent pas à une augmentation. Ils sont d’accord sur l’ouverture le dimanche et refusent à l’unisson de repousser l’âge de départ en retraite.

Pas d’embauche en perspective, pas d’augmentation non plus

Lorsque l’on demande aux chefs d’entreprise s’ils sont optimistes sur la possibilité d’embauche au cours des 6 mois à venir, 84 % répondent par la négative. Leurs salariés sont toutefois plus positifs : 31 % d’entre eux y croient même si 76 % ne s’attendent pas à une augmentation de salaire. Ils semblent aussi moins inquiets que leurs dirigeants sur leurs possibilités de reconversion. 49% des salariés estiment pouvoir bénéficier de formations lorsque seulement 32%  des chefs d’entreprise pensent être en mesure de les proposer.

D’accord sur le travail le dimanche, pas sur les 35 h

Lorsque l’on remet le sujet des 35 h sur la table, sans surprise 75 % des chefs d’entreprises pensent que leur suppression pourrait être une bonne chose. Du côté des salariés du privé, les réactions sont mitigées, 46 % sont contre, 44 % sont pour et 10 % ne s’expriment pas. En définitive, la bonne nouvelle vient du développement du travail le dimanche. Alors que les employés sont 52 % à juger cette mesure comme une bonne chose, 26 % des patrons y sont indifférents et 39 % se prononcent pour.

Une fois n’est pas coutume, patronat et salariés sont d’accord sur le recul de l’âge de départ en retraite dont ils ne veulent pas entendre parler. La suppression du SMIC n’apporterait rien non plus, ce qu’il faudrait surtout c’est réformer en profondeur pour 67 % des patrons et 53 % des salariés.

Les réformes économiques entamées ne convainquent pas

Les mesures économiques et sociales mises en place provoquent un sentiment négatif chez 68 % des personnes interrogées. Les chefs d’entreprise tout comme leurs employés sont prêts à réformer en profondeur, quitte à parler des sujets délicats. Une plus faible proportion préfère se limiter à aménager les règles actuelles, mais en utilisant de nouvelles recettes.

 

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