Hausse du chômage : le rapport sans appel de février

Après une baisse du chômage surprise en janvier, les chiffres sont repartis à la hausse en février. Désormais la France compte 3 494 400 individus sans emploi, sans compter les personnes n’exerçant qu’une activité réduite. Mais le chiffre qui glace le plus est peut-être celui de l’ancienneté moyenne : passée à 545 jours le mois dernier.

Le chômage touche désormais 5 561 000 personnes dans toute la France

Le mois de février a vu l’arrivée de 12 800 chômeurs supplémentaires de catégorie A, c’est-à-dire n’ayant exercé aucune activité professionnelle. Pendant cette même période, 30 400 personnes ayant exercé une activité réduite (catégories B et C) sont venues s’ajouter au compteur. Lorsque l’on additionne toutes les catégories de la métropole et de l’outre-mer, on obtient 5 561 000 individus.

Une douche froide après les espoirs suscités par le recul de 19 100 demandeurs d’emploi en janvier.

Des durées de chômage qui s’allongent

Plus d’une personne sur 4 inscrites à Pôle Emploi s’y trouve depuis plus d’1 an (43,4 %), soit une augmentation de 9,5 % sur 12 mois. Pour bien interpréter ce chiffre, il convient de se pencher vers l’ancienneté moyenne des inscriptions, désormais à 545 jours, soit près d’1 an et demi.

Les plus touchés par la faiblesse du marché du travail sont sans doute les “50 ans et plus”, dont les inscriptions à Pôle Emploi ont augmenté de 9,9 % en 1 an, toutes catégories confondues. Suivent par ordre d’âge décroissant les “25 – 49 ans”, qui sont 6,2 % plus nombreux par rapport à février 2014. Le chômage chez les jeunes de moins de 25 ans a lui augmenté de 3 % sur 1 an.

Une lueur d’espoir du côté du climat des affaires

La note de conjoncture de l’INSEE sur le climat des affaires apporte une lueur d’espoir au marché du travail. On y apprend que « le climat conjoncturel dans l’industrie est quasi stable », en clair les industriels n’ont pas encore perdu le moral. Mieux encore, la chute du cours de l’euro les rend optimistes quant aux commandes à l’étranger pour les mois à venir. Il reste à espérer que le cocktail inflation plus baisse du change suffira à relancer la machine.

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