Les retraites complémentaires seront gelées pour 2015

Les retraites complémentaires ne seront pas réévaluées, c’est ce qu’ont fait savoir les régimes Agirc et ARRCO dans un communiqué. En 2013 un accord entre les syndicats et le patronat avait été trouvé afin de limiter la revalorisation des pensions en cas de faible inflation. Rien de bien dramatique toutefois, la perte de pouvoir d’achat restera limitée.

Les pensions de retraite complémentaire ne peuvent pas diminuer

Un accord conclu en 2013 entre le patronat et les syndicats prévoyait que les retraites complémentaires seraient revalorisées au 1er avril, de 2013 à 2015. Toutefois, une clause précisait que cette revalorisation se situerait à 1 point en dessous de l’inflation. La hausse du coût de la vie prévue dans le budget de la sécurité sociale pour 2015 étant à 0,9 %, le calcul déboucherait alors sur un coefficient négatif, faisant diminuer les pensions de retraite complémentaire. La décision du gel provient donc d’une autre clause qui prévoit que lesdites pensions ne peuvent pas diminuer.

Perte de pouvoir d’achat : 4,50 euros pour une complémentaire de 500 €

Le site votreargent.lexpress.fr étudie 2 cas de figure pour calculer la perte de pouvoir d’achat des retraités. En se basant sur une inflation de 0,9 % en 2015, un ex-salarié non cadre percevant 500 € de l’ARRCO, perdra 4,50 euros de pouvoir d’achat. Un ancien cadre percevant 1500 € de l’Agirc et de l’ARRCO, perdra 13,50 euros. Les cadres seront les plus touchés, car leur complémentaire peut représenter plus de 50 % de leur pension de retraite. Enfin, si les analystes se trompent, et cela arrive, l’inflation pourrait être nulle. Dans ce cas les retraités ne perdraient pas de pouvoir d’achat.

Il reste du chemin à faire pour renflouer les caisses de l’Agirc

Syndicats et patronat ont jusqu’en juin pour trouver une bonne idée. L’Agirc est en situation de faillite, due à l’arrivée massive des papy boomers et de la baisse des cotisations portées par le chômage. La prochaine réunion aura lieu le 20 mars, le printemps risque d’être mouvementé pour les partenaires sociaux.

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