Ils remplacent les cartes magnétiques par des implants sous la peau des salariés

Il y a quelques années de cela il fallait montrer un papier d’identité à l’entrée d’un bâtiment, pour pouvoir entrer y travailler. Puis, quelqu’un a eu la bonne idée d’inventer la carte magnétique, et les gardiens ont été remplacés par un récepteur. Accès à la photocopieuse, à la cafétéria et à certaines parties autorisées d’une entreprise. Le petit rectangle accroché autour du cou fait désormais partie de la vie de bureau. Mais nous sommes maintenant au XXIe siècle… et une entreprise suédoise a mis au point un système permettant de remplacer la carte magnétique par un implant RFID (sous la peau), de la taille d’un grain de riz. Oui. Vous avez bien lu…

Facile à implanter, facile à retirer

Selon Bionyfiken, une association suédoise, les implants RFID (Radio Frequency IDentification) « sont faciles à implanter et tout aussi faciles à retirer ». Il ne s’agit nullement de progressivement robotiser un salarié, pour preuve les volontaires recherchent « ce rapport à la technologie de plus en plus naturel ». Le principe est simple : on implante une puce RFID dans la main de l’utilisateur, celui-ci n’ayant même pas à présenter sa paume à l’entrée, ni même à la photocopieuse et la cafétéria.

Efficaces jusqu’à plusieurs mètres, mais non protégées

Le projet n’en est pour l’instant qu’au stade de l’expérience, mais selon le site du créateur, de plus en plus de participants se sont manifestés. Pour l’instant, l’idée est d’obtenir une communauté de 100 utilisateurs, et de tester des comportements de socialisation avec des groupes de 8 à 15 individus.

Bionyfiken estime que le dispositif pourrait intéresser également les établissements publics. On s’en sert d’ailleurs déjà pour faire démarrer les voitures, et l’on pourrait bien s’en servir pour régler ses achats. Bien entendu, l’idée suscite un certain scepticisme, surtout né du souci de sécuriser les données.

Le talon d’Achille du RFID est d’être facilement accessible par des Cyberpirates. Ainsi, un hacker pourrait se positionner à proximité du passage des implantés, et voler les données contenues dans la puce. Genre de pickpocket des temps modernes…

Les détracteurs mettent en évidence l’emprise de l’entreprise et des sociétés financières sur l’individu. L’employeur pourrait effectivement connaître tous des déplacements de son salarié, et une société de crédit pourrait empêcher le démarrage d’une voiture si son propriétaire n’a pas payé ses mensualités…

Un peu flippant tout ça…

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