Dans quels pays les chefs d’entreprises sont-ils les plus optimistes ?

Le forum économique de Davos s’ouvre sur fond de polémique quant à la répartition des richesses. D’après l’O.N.G. Oxfam, la richesse cumulée des 1 % plus riches de la planète sera bientôt supérieure à celle des 99 % restants. Mais ce n’est pas tant cela qui soucie les chefs d’entreprise, dont certains anticipent une récession cette année. C’est le résultat de l’étude que le cabinet PwC vient de dévoiler en avant-première aux participants de Davos. Et devinez qui sont les plus pessimistes ? Les Français bien sûr…

86 % de pessimistes chez les patrons français

Globalement, sur les 1322 chefs d’entreprise interrogés, la grande majorité ne sont pas confiants quant à la reprise économique en 2015. Ils ne sont effectivement que 37 % à anticiper une bonne croissance mondiale au cours des 12 prochains mois, c’est ce qu’a dévoilé une étude du cabinet PwC à l’occasion d’une conférence de presse donnée à Davos.

Toutefois, ce chiffre ne représente qu’une moyenne, les dirigeants opérant dans la région Asie-Pacifique comptent 45 % d’optimistes. Les chefs d’entreprises allemands interrogés sont 33 % à anticiper une reprise. Quant aux Français, ils conservent leur titre de champion du pessimisme… avec seulement 14 % d’entre eux pour parler de reprise cette année. Mais cette fois-ci, ils ne sont pas les seuls. Sur l’ensemble des dirigeants, 17 % sont d’accord pour prédire un ralentissement de la croissance alors qu’ils n’étaient que 7 % à le penser en 2014.

Après la Chine, les États-Unis vont-ils tirer la croissance mondiale ?

Lorsque les analystes de PwC demandent aux dirigeants interrogés quel pays serait le principal moteur de croissance au cours des 5 dernières années ? Tous répondaient en chœur : la Chine ! Une fois n’est pas coutume, l’empire du milieu s’est fait ravir sa place par les États-Unis, cités par 38 % des chefs d’entreprise interrogés. Le pays de l’oncle Sam profite sans doute du discours fédérateur et victorieux de Barak Obama au cours de son discours annuel sur l’état de l’Union.

Il faut dire que la santé de l’économie américaine laisse rêveur. Tout d’abord, le PIB effectue une progression de 5 % en rythme annualisé, alors que les spécialistes s’attendaient à 3,9 %. La consommation des ménages est elle-aussi en pleine santé, pour représenter 2,2 points de la croissance économique. Les entreprises sortent de leur torpeur et investissent 4,8 % de plus que l’année dernière. Tout cela débouche sur des chiffres du chômage qui laissent rêveur : 5,6 %.

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