Le modèle d’entreprise qui performe en France

Benjamin Ribano

Selon l’organisation EFB (European Family Business), les entreprises familiales représenteraient entre 40 % et 50 % des emplois privés en Europe, et 75 % des sociétés françaises. Aussi, le dernier baromètre Européen des Entreprises Familiales avec KPMG indique que le moral des dirigeants d’entreprises familiales est au beau fixe. Leur chiffre d’affaires a augmenté et elles comptent investir !

Les entreprises familiales n’ont pas de difficultés à se financer

L’enquête bi-annuelle conduite par KPMG montre que 80 % des entreprises familiales n’ont pas rencontré de difficultés pour se financer au cours des 6 derniers mois (contre 51 % l’année précédente). Il semble que les 20 % restantes éprouvant des difficultés se heurtent surtout au refus des banques face aux nouveaux investissements.

Pour les autres, la meilleure source de financement reste le recours aux prêts professionnels (47 %) et à l’autofinancement (28 %).

Les entreprises familiales réussissent et emploient

70 % des dirigeants d’entreprises familiales se disent confiants pour l’année à venir. Il n’y a que 5 % de pessimistes, et 25 % d’avis neutres. Il faut dire que les chiffres sont au rendez-vous : le chiffre d’affaires a augmenté pour 54 % de ces structures au cours des 6 derniers mois, et il s’est maintenu pour 30 % d’entre elles.

La conséquence ? Un emploi dynamique ! 48 % des entreprises ont vu le nombre de leurs employés augmenter, et 42 % ont vu leur effectif se stabiliser au cours des 6 derniers mois.

Une ombre au tableau

Derrière ces indicateurs positifs se cachent toutefois des préoccupations grandissantes pour les chefs d’entreprises interrogés qui se disent affectés par une baisse de la rentabilité (47 % des répondants contre 38 % l’année précédente) et une forte difficulté à recruter du personnel qualifié (42 % des répondants contre 23 % l’année précédente). Ce dernier point faisant du recrutement un de leurs enjeux majeurs.

Des investissements nationaux prévus

La baisse de marge n’empêchera pas la grande majorité des entreprises familiales d’effectuer des investissements (86 % d’entre elles), et plus particulièrement autour de leur activité principale (54 %). Ces entreprises indiquent toutefois investir surtout sur le territoire français. Pour 34 % des entreprises familiales interrogées, leurs produits et services ne peuvent pas être vendus sur des marchés extérieurs. Par ailleurs, 24 % d’entre elles estiment que le marché national est suffisant, et 20 % ne connaissent pas les marchés étrangers.

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