Ils sont 73 % de chefs d’entreprises à le pratiquer

Ils sont près de 300 000 chefs d’entreprise et cadres dirigeants en France, à pratiquer le mécénat. Leurs efforts permettent de lever un budget annuel de 200 millions d’euros, et ils ont bien l’intention de continuer. C’est ce que révèle le premier baromètre du mécénat des entrepreneurs, réalisé par TNS Sofres pour le compte de l’association Admical, spécialisée dans le mécénat des entreprises.

Dons d’argent et investissement personnel

L’enquête révèle que 56 % des chefs d’entreprise et cadres dirigeants pratiquent le mécénat à travers des dons d’argent, avec une moyenne de 900 € par don.

Ils sont 54 % à apporter leurs compétences personnelles au travers d’actions de soutien à des projets d’intérêt en généraux. Ils font du lobbying, ils conseillent, et lèvent des fonds.

Mieux encore, 37 % d’entre eux  combinent apport de compétences et dons personnels. Et comme on n’est jamais mieux servi que par soi-même, 17 % des entrepreneurs créent ou prennent une part active dans la création de structures à but de mécénat.

Les chefs d’entreprises veulent se rendre utiles

La motivation principale des chefs d’entreprises et des cadres dirigeants, est de se rendre utile. Ils souhaitent transmettre des valeurs, et « rendre à la société ce qu’elle leur a donné ». Ils se dirigent naturellement vers les projets de mécénat pour lesquels leur participation va réellement changer les choses. Ils impliquent également les membres de leur famille, leurs proches ainsi que leurs collaborateurs.

Le mécénat des entrepreneurs s’opère majoritairement dans le domaine de la santé (40 %), puis dans le social (42 %) et la solidarité internationale (38 %). Les thèmes de la recherche scientifique et l’enseignement supérieur, ou encore l’environnement, ne sont présents que chez 12 % des personnes interrogées.

Du mécénat ? Oui, mais du sérieux !

Lorsque des chefs d’entreprises et des cadres dirigeants s’impliquent dans le mécénat, ils utilisent leurs réflexes professionnels. On voit que la nature paternaliste reprend le dessus, car 53 % d’entre eux suivent et évaluent les porteurs de projets qu’ils chapeautent. Tous activent leurs réseaux existants, procurent des conseils et participent aux instances de direction.

Et cette pratique finit par déteindre sur leur propre vie professionnel, car 6 % d’entre eux investissent dans des entreprises solidaires. Et lorsqu’ils effectuent des investissements, ils sont 12 % à intégrer « des critères extra financiers ».

Ils savent que les dons peuvent être récompensés par des remises d’impôt, mais seuls 78 % d’entre eux utilisent ces mécanismes.

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