Les Français comprennent les chefs d’entreprises

Le baromètre mensuel de l’économie de l’institut d’études Odoxa révèle que la majeure partie des Français soutiennent les revendications des chefs d’entreprises. Toutes les mesures présentées par Pierre Gattaz du MEDEF récoltent la majorité. Parmi celles-ci, l’allégement de la fiscalité des entreprises arrive en tête.

Les propositions dont les Français veulent

Selon le baromètre de l’économie Odoxa pour décembre, 77 % des personnes interrogées pensent qu’il est nécessaire d’alléger la fiscalité des entreprises. Si l’écart est grand entre les sympathisants de gauche et de droite, les premiers étant pour à 62 %, les seconds à 88 %, tous sont d’accord sur ce point.

Plus étrange encore, la proposition de réforme sur la loi de pénibilité emporte à 56 % des suffrages du côté des sympathisants de gauche interrogés. Du côté de la droite, cette mesure récolte 67 % des voix.

La proposition de ne pas informer les salariés sur l’état de la société divise davantage. À droite, 67 % sont d’accord. A gauche, la proportion descend à 53 %.

Le sujet de la révision des seuils d’effectifs salariés ne fait pas l’unanimité. Aujourd’hui, l’entreprise doit respecter des règles selon le nombre de salariés qu’elle emploie. La proposition du Medef consistait à relever ce nombre plancher afin d’alléger les contraintes juridiques et faciliter le travail des dirigeants.

Si 61 % des personnes interrogées sont plutôt favorables à cette idée, des différences apparaissent selon l’appartenance politique. À gauche ils sont 52 % à accepter l’idée, tandis qu’ils sont 69 % à droite.

Ce dont les Français ne veulent pas

L’organisation patronale avait proposé de lever la mesure qui impose des représentants des salariés dans les conseils d’administration des grandes entreprises. Les Français sont majoritairement contre, quelle que soit leur attirance politique. Les sympathisants de gauche refusant cette idée à 92 %, ceux de droite à 71 %.

Toutefois, dès lors que l’on demande aux 1013 personnes interrogées si les organisations patronales ont raison de se mobiliser, les différences idéologiques apparaissent clairement. Si dans l’ensemble le sondage constate que 64 % des sondés sont pour, ils ne sont que 35 % parmi les sympathisants de gauche à supporter le mouvement alors qu’ils sont 85 % du côté des sympathisants de droite.

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