Interview de Joël Février, spécialiste en prévoyance, et créateur de Avenir Solutions Conseils

Benjamin Ribano

BR : Bonjour Joël, pouvez-vous vous présenter ?

JF : Bonjour Benjamin, j’ai 33 ans et suis installé depuis presque 5 ans à Angoulême, ville d’origine de ma compagne. Nous envisagions un rapprochement : un heureux événement qui vient de fêter ses 4 ans a accéléré le processus ! Destiné à du commerce international, je suis arrivé de manière fortuite dans le monde de la finance à 20 ans suite à un reclassement professionnel. Je ne l’ai plus quitté jusqu’à mon arrivée en Charente où j’ai travaillé dans un grand groupe de protection sociale. La sarl Avenir Solutions Conseils, que j’ai créée en Février 2013, est un cabinet de conseil et de courtage en assurances de la personne membre du réseau Sofraco, le 1er réseau indépendant d’expert de la protection sociale.

BR : Vous venez de vous lancer dans l’aventure entrepreneuriale en Charente. Qu’est-ce qui vous a poussé à passer le pas ? Et qu’est-ce que vous en attendez ?

JF : Mon métier que je trouve passionnant et par-dessus tout, l’envie d’indépendance ! Un ami membre du réseau Sofraco m’a convaincu de passer le cap. Ensuite, 2 constats principaux auprès des entrepreneurs :

  • Le manque de conseils et de suivi sur du long terme dans le domaine  de la protection sociale.
  • Le fait qu’une seule compagnie d’assurance ne peut répondre de manière pertinente à toutes les problématiques d’un entrepreneur.
  • La vocation de mon cabinet est de travailler dans un climat de confiance avec des valeurs humaines.

Je travaille dans l’intérêt de mon client, pas d’une compagnie.

BR : Est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur le régime du TNS ? Où est-ce que le bât blesse en matière de prévoyance ? Expliquez-nous tout ça pour que l’on y voit plus clair. 

JF : Pour faire simple, il existe 3 familles d’indépendants :

  • Les artisans commerçants et industriels qui sont rattachés au RSI.
  • Les exploitants agricoles à la MSA.
  • Les professions libérales à la CNAVPL ainsi que leurs caisses de retraite complémentaires respectives : la CAVEC pour les experts-comptables, la CRN pour les notaires, etc…

Chacune de ces caisses obligatoires ayant ses particularités.

En terme de prévoyance, précisons qu’un arrêt maladie est indemnisable durant 3 années au maximum, au-delà, une rente d’invalidité est servie. Le constat est simple : le régime obligatoire ne suffit pas. Prenons l’exemple d’un entrepreneur affilié au RSI en arrêt de travail et percevant un revenu de 3500 € par mois hors dividendes, soit 115 € par jour. Concrètement, sur cette période d’arrêt de travail de 3 ans (hors affectation de longue durée ou soins de longue durée), il percevra la première année, une indemnité journalière plafonnée à 51,44 €, soit un revenu mensuel de 1543,20 € et rien les 2 années suivantes… Pire, en terme d’invalidité partielle, le montant de la pension versée sera égale à 30 % du revenu annuel moyen cotisé, je vous laisse le soin d’apprécier les conséquences sur une vie familiale et personnelle !

BR : Quels services proposez-vous à nos entrepreneurs de Charente (et d’ailleurs) ? Quels sont les avantages ?

JF : La protection sociale est un sujet vaste dont les subtilités sont souvent méconnues. Le recours à un spécialiste capable d’apporter une démarche et un conseil de qualité permet un gain de temps et d’argent considérable. Ma démarche est de réaliser un audit du dirigeant afin qu’il ait une photographie précise de sa situation en matière de prévoyance, retraite, épargne et santé. A l’issue de mon audit, il aura connaissance des éventuels risques et optimisations possibles qui s’offrent à lui ainsi qu’aux salariés de son entreprise. Des préconisations peuvent être faites à plusieurs niveaux en fonction de ses objectifs :

  • Optimiser le régime obligatoire : arbitrage rémunération / dividendes, rachat de trimestre, changement de classe de cotisation, changement de statut, etc…
  • Mise en place de solutions supplémentaires parmi un panel de + de 40 compagnies d’assurances, le tout en conformité avec les règles fiscales, sociales et juridiques ce qui permet notamment d’éviter les redressements URSSAF !

Mon indépendance vis-à-vis des compagnies d’assurances me permet de proposer des solutions personnalisées répondant aux besoins spécifiques de mes clients. Le choix d’une assurance mérite attention et savoir-faire !

BR : Avez-vous des exemples concrets de problématiques auxquelles vous avez répondu ?

JF : Je livrerai plutôt un sentiment général qui sera aussi explicite. Avoir un contrat ne veut pas forcément dire être bien couvert ! Je rencontre fréquemment des entrepreneurs qui pensent l’être et après audit, on constate que les contrats comportent des exclusions importantes (de nature sportives ou médicales) et qu’ils ne répondent pas aux attentes réelles de l’assuré. Il convient donc d’être vigilant.

BR : D’après vous, quelles qualités un entrepreneur doit-il réunir pour « remporter ce défi » qu’est la création d’entreprise ?

JF : De l’envie, du dynamisme, une capacité d’adaptation et savoir s’entourer de conseils compétents : experts-comptables, avocats, etc…

BR : Certains disent qu’en temps de crise, il faut être patient, et attendre des jours meilleurs (attentisme…). Ont-ils raison ou tort d’après vous ? Quel est votre avis ?

JF : En période de crise, l’attentisme ne me paraît pas être la solution. Qui dit crise dit aussi opportunités. Dans mon domaine, c’est l’occasion de rationaliser les coûts liés à la protection sociale. Il m’arrive souvent de constater qu’à budget équivalent voir parfois moindre, on obtient souvent de meilleures prestations.

BR : Pour conclure Joël, avez-vous une maxime ou un proverbe qui vous donne de l’élan dans les bons moments comme dans les plus difficiles ?

JF : “Le rêve d’aujourd’hui est la réalité de demain.”

Merci Joël pour ce partage d’expérience, et longue vie à votre entreprise ! Pour le contacter, voici son n° : 06 89 27 66 68.

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