L’innovation : le secret des entreprises qui gagnent !

L’innovation est un processus complexe, mais nécessaire, pour toute entreprise qui entend réaliser une croissance durable. Innover c’est changer, expérimenter (nouveaux services, nouveaux produits…) et surtout avoir une vision à long terme. Voici quelques règles et bonnes pratiques à adopter pour améliorer le ROI de l’innovation, et bien mener son changement.

Les idées ne manquent pas, mais comment choisir la bonne ?

Quel est le taux d’échec des nouveaux produits et services ? Selon les chiffres du cabinet américain Booz Allen, 70 % des produits lancés ne sont plus commercialisés après seulement 2 ans d’existence. L’échec fait partie de la réalité de l’innovation, mais ne doit pas pour autant la brider, et la freiner. L’innovation est une des solutions pour croitre, la solution selon le gouvernement. Ainsi, à la fin de l’année 2013, Jean-Marc Ayrault a lancé un plan Innovation qui regroupe 40 mesures. Une initiative qui vient compléter les dispositifs récents, comme le crédit impôt recherche (CIR) lancé en 2007 ou encore le Programme des investissements d’avenir (PIA) de 2010. En général, les idées ne manquent pas au sein des entreprises (certaines étant évidemment plus fertiles que d’autres). Si l’on gardait toutes les idées proposées, le taux d’échec serait sans doute encore plus élevé. Qui n’a jamais participé à un brainstorming ou chaque participant a proposé l’idée du siècle ? Les idées existent. Comment choisir la bonne, celle qui va guider l’innovation ?

Au travers d’un document intitulé « Comment gagner la bataille de l’innovation ? », les experts de TNS Sofres développent leur vision, et les tactiques qu’ils recommandent aux entreprises pour innover aujourd’hui… et identifier les bonnes idées ! Selon eux, il est devenu indispensable de bien identifier les batailles à mener, très tôt, et de ne pas lancer un processus d’innovation de manière trop fouillis. L’innovation doit être lancée via « une analyse fine des besoins des consommateurs et de la manière dont une offre, et celle de la concurrence, y répondent ou pas ». Dans la même logique, il faut mieux identifier les idées gagnantes en tenant compte des obstacles des consommateurs. Il faut Identifier ce « jeu », où peut se loger la possibilité d’une proposition de produit ou de services, et inscrire une réponse cohérente à un besoin. Enfin, les experts de TNS Sofres insistent sur l’idée de sélectionner rapidement les bonnes idées, et de ne pas enterrer trop tôt des idées de rupture, des concepts de niche. « Il faut agir plus vite, sur un nombre plus limité d’innovations pertinentes » et ne pas négliger le prix, une variable maltraitée dans les processus d’innovation.

4 idées à suivre pour innover dans votre entreprise

  1. Faire de l’innovation l’affaire de tous : Sollicitez activement les idées de l’ensemble de votre personnel, et consacrez du temps et de l’argent pour financer les meilleures idées, qu’elles émergent de la R&D ou du service comptabilité. Innover c’est engager l’entreprise vers le changement.
  2. Déployer de petites équipes : Les grandes équipes projet peuvent passer plus de temps à créer des réunions et lire des discussions par email que penser réellement à la création de nouveaux produits et services. Constituez des équipes avec la bonne combinaison de compétences, et organisez des réunions dont les participants peuvent être nourris avec 2 pizzas, c’est à dire de 6 à 10 personnes (Amazon a lancé ce concept).
  3. Anticiper la fenêtre d’innovation : Lorsque la première courbe de croissance d’un marché atteint un point d’inflexion, une fenêtre d’innovation est alors ouverte. Le produit peut être repensé, réinventé, amélioré, et ainsi générer une nouvelle croissance. Quand intervient ce point d’inflexion ? Comment l’identifier ? Impossible. Voilà pourquoi vous devez faire de l’innovation un processus continu.
  4. Prendre des risques intelligents : Il n’y a pas de réussite sans risque. Certains projets d’innovation vont échouer. Si cela arrive, il faut comprendre ce qui s’est passé et détailler le mécanisme qui a produit l’échec. Surtout, le risque doit être acceptable financièrement pour ne pas mettre en danger l’entreprise.

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