Créateurs d’entreprises, le prévisionnel financier est une planche savonneuse !

Benjamin Ribano

Vous êtes en phase de création d’entreprise ? Vous portez un projet, et vous êtes dans la phase de rédaction ? Le terme « business plan » n’a donc plus rien de secret pour vous, mais avez-vous approfondi la partie financière ? Le prévisionnel financier est un chapitre clé à ne pas négliger avant de le soumettre à la “sanction” des Banques. Pas question de glisser sur cette “planche savonneuse”. Voici quelques conseils pour vous faciliter son approche.

Plan financier : du bon sens et des arguments !

Si vous avez tendance à courber le dos et à avoir peur dès que l’on évoque l’aspect financier d’un projet, détendez-vous. Le « plan financier » ne doit pas vous faire peur. Il désigne le rapport/document chiffré qui permet de mesurer la faisabilité de votre projet. Voici les grandes questions auxquelles il doit répondre :

  1. Quels sont les investissements à réaliser ?
  2. Quelles sont les ressources nécessaires, les rentrées d’argent ?
  3. Que pèsent les charges fixes, les charges variables ?
  4. Quel bénéfice (ou perte) peut-on envisager ?

Le volet financer de votre business plan doit s’intégrer de manière logique dans votre présentation de projet, et traduire votre idée/projet en chiffres. C’est ce chapitre qui permet de mesurer la rentabilité attendue de votre projet. Intégrez-y les recettes prévisionnelles, les charges, les investissements, les recrutements éventuels… Plus il sera complet et calibré (et défendable…), plus il sera considéré comme crédible par les Banques.

Les tableurs sont vos amis, mais attention au “je fais tout moi-même” !

Pour les “self-made people”, utilisez un tableau financier (des modèles sont disponibles sur Internet). Les tableaux généralement utilisés sont les suivants :

  1. Le plan de financement.
  2. Le bilan prévisionnel.
  3. Le compte de résultat prévisionnel.
  4. Le tableau de trésorerie prévisionnel.

Sur 3 ans idéalement…

Ne perdez pas de vue une chose : ce qui compte dans le plan financier, c’est la façon dont vous appréhendez votre activité avec des chiffres crédibles et appuyés sur le pragmatisme d’un entrepreneur qui crée ou reprend une entreprise en 2013 ! En d’autres termes, un financeur ne vous reprochera pas de ne pas savoir calculer un EBE, ou de lui démontrer que votre CAF permettra de faire face dès la 1ère année ! Par contre, il vous “cuisinera” pour savoir si vos prévisions sont fantaisistes ou si elles sont réalisables. Attention ! Si 1 entreprise sur 3 ne passe pas le cap des 3 ans, c’est en grande partie parce que le plan financier n’a pas été correctement établi… Vous pouvez donc le faire seul, ou vous faire accompagner dans cette démarche délicate. Et puis, ne dit-on pas qu’une des qualités des entrepreneurs qui durent est de savoir s’entourer ?

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