Jean-Luc Carteron, expert en rénovation énergétique, nous présente sa société EIRES

Charles

CS : Bonjour Jean-Luc. Pouvez-vous vous présenter et nous faire part de votre parcours ?

JLC : Jean-Luc CARTERON, Charentais de 45 ans, j’ai eu la chance, après des études d’électronicien électrotechnicien, d’acquérir de l’expérience et m’épanouir au sein de grandes sociétés Charentaise telles que Leroy-sommer, Télémécanique (Schneider), la Saft, Ecus Ondulique. Au cours des 18 années passées chez ECUS (spécialiste de l’énergie électrique « zéro défaut »), j’ai occupé les postes de Technico-commercial, de Responsable d’agence, de Responsable grand compte & end-user, de Directeur commercial, puis de Directeur technique.

CS : Qu’est-ce qui vous a conduit à créer votre entreprise ? Et pourquoi la Charente ?

JLC : Les raisons sont multiples. En effet d’une certaine façon, j’étais déjà un entrepreneur au service de la société qui m’employait ! Les missions qui m’ont été confiées tout au long de ma carrière mon permis d’appréhender, d’affronter, de gérer les problématiques communes à la création ainsi qu’à la gestion d’une entreprise. Curieux depuis toujours sur les sujets tel que l’environnement, les problèmes de précarité énergétique croissants, les enjeux climatiques etc.. j’ai décidé de travailler à une reconversion me permettant de décider par moi-même d’une stratégie, d’être libre d’agir en fonction de mes analyses, du marché, des opportunités et pour mes clients, proposer des solutions aujourd’hui afin de minimiser les problèmes de demain. Pourquoi la Charente ? J’y suis très attaché, les besoins sont importants et le potentiel est non négligeable.

CS : Quels services proposez-vous et à qui s’adressent-ils ?

JLC : La société EiRES est un bureau d’étude thermique certifié « ERE » Expert en Rénovation Energétique. Les missions sont multiples et les compétences sont transversales. En effet la rénovation énergétique ne se résume pas à la mise en œuvre de matériaux d’isolation, au remplacement des menuiseries, ou à l’échange d’une chaudière. En fonction de l’usage des biens et du profil des propriétaires, les enjeux peuvent être différents et multiples. Avoir une vision « globale » afin de déterminer avec précision les besoins et les attentes de chacun est crucial. La garantie du résultat et la satisfaction du maître d’ouvrage dépend de la qualité de l’ensemble des prestations suivantes : le diagnostic, le choix des solutions techniques et des matériaux, le choix des artisans et de la bonne mise en œuvre tel que préconisé, le suivi.

Le préalable indispensable à tout projet doit être un diagnostic énergétique approfondi. Déterminer l’état initial du bien afin de pouvoir proposer les solutions de travaux les plus pertinentes en termes de confort, d’économie, de temps de retour sur investissement, de valorisation du bien.

EiRES propose également une mission d’AMO (Accompagnement à Maîtrise d’Ouvrage), pour la réalisation des cahiers des charges à destination des professionnels, le suivi des chantiers afin de contrôler la conformité aux normes, réglementation et législation. EiRES est certifié pour permettre à ses clients de faire une demande d’attribution de Label Rénovation Energétique (exemple : BBC Effinergie Rénovation).

Si j’osais, je dirais que m’a clientèle est le « Bâti » lui-même… En effet à partir du moment où l’on considère qu’un bâtiment consomme trop d’énergie, il est susceptible de passer sur ma table d’opération !

Plus sérieusement, mes services s’adressent :

– aux particuliers désireux de faire des économies, gagner en confort, valoriser les biens, mieux vendre…
– aux bailleurs privés et publiques,
– aux copropriétaires,
– aux collectivités et administrations.

Les professionnels également peuvent faire appel à EiRES :

– les architectes pour valider l’aspect thermique et réglementaire des projets,
– les maitres d’œuvres pour les mêmes raisons,
– les agents immobiliers afin de se démarquer, proposer des services complémentaires et aider leurs clients dans leurs prises de décision,
– les experts privés ou judiciaires (sapiteurs).

CS : Qu’est-ce qui vous différencie de vos concurrents ?

JLC : Mes confrères compétents dans le domaine de la thermique du bâtiment traitent en général des gros projets et particulièrement pour le « neuf ». Au sein d’un même cabinet, ils répondent à de gros appels d’offres pour des projets de plusieurs milliers ou millions d’Euros. J’ai choisi de travailler pour les particuliers et les projets dits “modestes”, car j’ai le sentiment que c’est un marché un peu délaissé, avec un gros potentiel et surtout j’estime qu’un projet même modeste a le droit à la compétence et au professionnalisme.

CS : Avez-vous un exemple concret de problématique à laquelle vous avez pu répondre pour une entreprise et/ou pour un particulier ?

JLC : Oui bien sûr. Un en particulier car il démontre l’importance du bilan énergétique avant de se lancer tête baissé dans les travaux. M. et Mme X font appel à moi après avoir contacté plusieurs sociétés et artisans. La maison charentaise a été rénovée en 2002 (grosse rénovation, il ne restait que les murs et le toit). Les clients non pas lésiné sur les moyens et pensent avoir fait le maximum pour avoir la maison de leur rêve. Malgré une isolation correcte, des menuiseries récentes, un chauffage performant, ils ont froid. Et même s’ils décident de faire abstraction de la facture de chauffage et le pousse au maximum, ils ont froid… Et cela depuis la fin de la rénovation !

Le verdict des différentes sociétés consultées :
Ste 1 : Manque d’isolation sur certaine partie de la maison (travaux : 12000€)
Ste 2 : Menuiseries pas assez performantes (travaux : 9500€)
Ste 3 : Mode de chauffage pas adapté (travaux : 19000€)
Ste 4 : Un peu de tout ça et préconise l’installation d’une pompe  à chaleur en plus du système actuel ( 14500€)

Pour résumé et après mon étude, tout le monde avait un peu raison, sauf que :
Le manque d’isolation ne représente que 2,1% des déperditions parasites.
Les menuiseries : 2.4%.
Le besoin de chauffage en Kw : 15, la chaudière installée fait 27Kw.

J’ai réalisé 2 campagnes de mesure « dynamique » avec des enregistreurs de température placés sur le circuit de chauffage, dans différentes pièces ainsi qu’à l’extérieur ce qui m’a permis, après analyse, de déterminer le problème.

La chaudière de grande marque, révisée régulièrement et sans problème, d’après le technicien de maintenance, ne fonctionne pas correctement. Après avoir fait intervenir un spécialiste qui a consulté mon rapport, des travaux ont été réalisés sur la chaudière pour un montant de 4500€ environ et tout fonctionne parfaitement maintenant. Le client chauffe correctement sa maison de 200 m² pour 1985€ par an !

CS : Vous achevez bientôt la 1ère année de votre création d’entreprise. Quelles sont les principales difficultés auxquelles vous avez dû faire face ?

JLC : Finalement la création en elle-même n’a pas été si compliquée. J’ai été bien accompagné. Et avec beaucoup d’enthousiasme et d’énergie, les différentes étapes se sont enchainées sans trop de difficulté. Pour moi ce qui n’a pas été facile, c’est de prospecter mes futurs clients tout en continuant à passer des certifications, et à paramétrer mes bases professionnelles de calcul pour établir mes rapports. Par exemple, je me suis trompé en essayant de communiquer en masse pour très peu de retour…

CS : Comment les avez-vous solutionnées ?

JLC : J’ai obtenu mes certifications, alors de ce côté, c’est réglé. Maintenant je ne perds plus mon temps à préparer des campagnes d’« emailing » ou autre publication de masse, et je privilégie les contacts humains via des rendez-vous ciblés.

CS : Quels conseils donneriez-vous aux futurs créateurs d’entreprises ?

JLC : Je suis encore un créateur et je pense que nous le restons pour toujours. En effet, il est indispensable de se remettre en question en permanence, de vérifier la cohérence de nos offres de services ou produits avec ce qu’attendent nos clients. Et toujours rester à leur écoute.

CS : Pour conclure Jean-Luc, quelle définition donneriez-vous à « Entreprendre » ?

JLC : Entreprendre : 5A

Avoir envie
Analyser le chemin à parcourir
Admettre les échecs
Accorder sa confiance
Accepter de se remettre en question

CS : Merci Jean-Luc pour ce partage d’expérience. Et bon courage dans votre aventure entrepreneuriale.

Pour contacter Jean-Luc ou pour avoir plus de renseignement sur EIRES, rendez-vous sur le site : eires-ecoenergie.com.

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